Le blog du RCH

2/28/2007

Sauvons la planète
la théorie du maul à quatorze par XXX

Harriet est morte. Harriet était l’individu animal le plus âgé au monde, puisque c’est à l’âge de 176 ans qu’elle s’est éteinte le 23 juin 2006 des suites d'une crise cardiaque dans l’Australia Zoo. La légende veut que cette Malgache fût ramenée à l’âge de cinq ans par Charles Darwin lui-même en 1835.
Harriet était l’une des représentantes de plus en plus rares des Geochelone elephantopus porteri. Cette espèce est en effet en voie de disparition et ne se rencontre de nos jours que dans certains recoins des îles Galapagos. Conscient du danger qu’expose cette disparition à l’ensemble de la chaîne biologique, XXX, fougueux président des Jeunesses Bardotistes, a décidé de réagir et lance un appel à tous les défenseurs de notre bonne vieille terre.
« J’en appelle à tous les défenseurs de notre chère planète », a-t-il ainsi déclaré lors de la conférence de presse d’hier soir. Outre Nicolas Hulot et Nicolas Dupont-Aignan signataire de la Charte du premier, étaient notamment présents à la Mutualité Vincent Moscato et Florent Guichard, célèbres anciens tortistes.

« Face à l’action de l’homme industriel qui a poussé Harriet jusqu’au tragique évènement que nous savons, proposons l’action de l’homme naturel, s’est écrié le jeune héraut de toute une mouvance apparue à Bègles au début des années 1990. Aujourd’hui, nous pouvons certes nous féliciter des actions entreprises par nos camarades des littoraux de Toulon, de Bayonne voire de Biarritz. Mais ce n’est pas suffisant ! »

Ce fut alors que défilèrent au pupitre jeunes et anciens, de Greenpeace au Renaissance Takaddoum Rabat , de Corinne Lepage à Richard Dourthe. Un vibrant hommage fut rendu au Petit Caporal depuis Buenos Aires, où apparue une nouvelle espèce en 1986, la « tortuga bajadita ». M. XXX revint alors conclure le colloque par une vibrante exhortation.

« Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui d’il y a dix, vingt, cinquante ans. Le monde d’aujourd’hui s’est mondialisé, les enjeux financiers ont pris le dessus sur la vérité du contact humain, de nouvelles règles mondiales associées à une idéologie libérale dominante n’ont fait qu’aggraver la situation. Nous ne pouvons accepter de nouveaux drames, nous ne devons plier sous l’idéologie noire qui pourrait en attirer plus d’un mais qui ne fait que contourner l’humain.
Aujourd’hui nous devons voir les choses en grand. C’est pourquoi j’en appelle à votre personne, à votre action. Regroupons-nous par groupes de 12, 14 voire 15. Groupons-nous, serrés et solidaires. Si chacun d’entre nous convainc entre 12 et 14 personnes à s’unir, à nous suivre dans notre lutte pour la sauvegarde des tortues géantes, alors ensembles, ensembles nous pourrons avancer. Alors personne ne pourra nous stopper dans notre marche vers la terre promise. Celle où les tortues géantes auront le temps d’avancer, où il leur sera accordé le temps de vivre. C’est un pas après l’autre que nous pourrons progresser, dans l’axe de notre objectif.
Ensemble, solidaires et méthodiques, pragmatiques et engagés, ensembles nous renverrons à leur malheur les impuissants qui contournent la question pour ne pas avoir à y répondre. Je rêve d’un monde où la tortue géante ne pourra s’effondrer que par la tricherie de l’adversaire. Il nous faudra alors y croire encore plus et ne pas nous laisser abattre. Il nous faudra alors le courage de nous unir à nouveau, depuis notre camp, tous ensembles, pour être unis et atteindre enfin le jugement dernier. »